Comme certains (Erwan en particulier) ont pu le remarquer, j’ai
récemment fait un léger blocage sur Bishop Allen. Mais c’est
pas ma faute. Alors que je faisais une sévère fixette sur
Metronomy, mon disquaire teuton m’a annoncé que leur album ne
sortait pas avant octobre… Déception donc, qui a reporté mon
attention sur Bishop Allen.
Mais voilà,
surprise de retour en France, le deuxième opus des anglais est
dispo chez nous. Belle prouesse, à souligner. Après les reprises de
Toxic ou de Foundations et des perles comme
This Could Be Beautiful, enfin un vrai album pour juger ce
que Metronomy vaut sur le long terme.
Les 3 anglais
électroniques et un peu nerdy sur les bords débarquent enfin avec
leur 2ème opus, Nights Out,
qui trouve bien sa place au milieu de la tendance électronique
actuelle, entre sons 80’s et disco remaniée électro sous
acide (cf. Calvin Harris).
Le single
R.A.D.I.O L.A.D.I.O (dont on découvre la profondeur du
texte dans la Sans Piles Session de Magic là) laissait espérer un album absolument
génial, ou au contraire, une intense déception par rapport à ce que
l’on avait pu entendre. C’est la première voie que les
britons ont choisi et grand bien leur en a pris.
Pas tellement de
nouveautés dans cet album, qui tournait pas mal sur Internet ces
derniers temps, notamment avec les vidéos de R.A.D.I.O.
L.A.D.I.O. ou Heartbreaker.
Si l’album
s’ouvre sur 2’40 de sons électroniques légèrement
balkaniques pas très convaincants et plutôt chiants, on sait dès la
piste 2 que l’on a pas affaire à des expérimenteux ethniques.
The End Of You Too, faite de sons moins alambiqués –
et franchement meilleurs – est aussi instrumentale, comme une
deuxième intro (pourquoi ne pas virer la première dans ce cas
là ?) à R.A.D.I.O L.A.D.I.O qui ouvre véritablement
cet album, et dont la version ne diffère pas de ce qui tournait sur
YouTube.
Les claviers
constituent le fond de commerce des anglais, qui osent les titres
instrumentaux entre leurs singles ébouriffants (Heartbreaker,
Holiday, pour ce qui est des singles ébouriffants),
constituant un mélange de plages planantes et de titres dansant.
Mais, à l’inverse des sensations électroniques qui font
fureur en ce moment (re : Calvin Harris), Nights
Out n’est pas vraiment un album pour
danser.
Outre
R.A.D.I.O.
L.A.D.I.O., Nights
Out est plus le genre de disque que l’on écoute
tout seul, pour se couper un peu du monde, une sorte de bulle
plutôt envoûtante, idéale un soir d’hiver.
À l’épreuve
du deuxième album, les Anglais s’en sortent extrêmement bien,
et Nights Out sera sûrement de ces disques dans les tops de fin
d’année.
Site Officiel, Page MySpace
MP3
Foundations
Toxic
This Could
Be Beautiful
Heartbreaker
Radio
Ladio
Holiday
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