Il y a certains groupes dont on se demande comment il se fait qu'ils n'aient pas déjà explosé, bénéficiant d'une reconnaissance, sinon internationale, au moins européenne. Des groupes qui mériteraient bien une place dans nos oreilles. Mais faute de place sur les ondes, ils n'arrivent pas jusqu'à nous. C'est le cas des suisses de Division Kent, que je n'aurais sûrement jamais découverts sans la RSR. Division Kent, c'est un duo, tout droit venu de Zurich, qui en est déjà à son deuxième album, deux ans après Monsterproof, sorti de manière très confidentielle, mais qui contenait pourtant l'excellent Faraday Cage. Avec Gravity, ils signent un deuxième opus, qui, je l'espère, réussira à se faire un trou parmi tous les groupes électro du moment.
Comme vous l'avez compris, le duo fait de l'électro. J'avoue, de Monsterproof, je ne connais que Faraday Cage, donc pas de comparaison possible. Mais Gravity - qui vient du titre éponyme devenu ce qu'il est par hasard - est un concentré d'électro planante, du pur bonheur pour les amateurs d'électro glaciale et épurée. Les claviers très new wave ajoutés à la voix d'Andrea B - qui pourrait faire penser à Allison Goldfrapp, version sérieuse - font de Gravity un album très contemporain qui se distingue tant par l'homogénéité de l'ensemble éléctro que par des titres plus pop (Offshore), avec même quelques concessions à d'autres genres (Salty).
Un album accrocheur qui colle parfaitement bien à la saison et qui sera parfait pour l'hiver à venir. Puisqu'on est mal barrés pour l'été indien, autant opter pour l'automne suisse.
Faraday Cage (et quelques titres du nouvel album) sont en écoute sur leur Myspace où ils expliquent de manière très poétique la genèse de l'album.
Sinon l'écoute de l'album entier est possible sur leur site officiel.
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